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Le général Jean Pierre Joseph Bruguière, dit Bruyère.

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Message  Jacques Colomban le Lun 30 Sep - 15:07

Le général Jean Pierre Joseph Bruguière, dit Bruyère.

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Général de cavalerie légère, il fut un temps l’élève du général  de division Antoine Charles Louis, comte de Lasalle.

Fils de Jean-Justin Bruguière, chirurgien en chef de l'armée d'Italie et de Marguerite Niel, Jean Pierre Joseph Bruguière se destine d'abord lui aussi à la profession médicale en commençant des études d'élève-chirurgien à l’hôpital de Bastia en 1786.

L'appel des armes est le plus fort et en février 1794, alors qu'il est aide-major à l’armée d'Italie, Bruguière s'engage comme simple chasseur à la 15ème demi-brigade d'infanterie légère le 20 pluviôse de l’An II (8 février 1794). En février 1795, il est promu sous-lieutenant, puis, en février 1797, adjoint aux adjudants-généraux le 1er nivôse de l’An III (21 décembre 1794), il est attaché à la division Victor. Lieutenant le 16 pluviôse de l’An IV (8 mars 1797), il devient aide de camp du chef d’état-major de l'armée d'Italie le général Berthier. Il se distingue à Klagenfurt le 30 mars et il est nommé capitaine à titre provisoire au 7e bis Hussards le 7 août 1797, ce grade étant confirmé en novembre suivant.
De février 1795, jusqu’en 1800 il sert à l’armée d'Italie.

Aide de camp du général Joubert, il revient au service de Berthier, comme aide de camp, le 6 mars 1800. Le 14 juin 1800 intervient son premier haut fait d'armes : c'est en effet Bruguière qui sauve l'issue de la bataille de Marengo en allant chercher Desaix et en le ramenant sur le champ de bataille. Cette brillante conduite lui vaut d'être distingué et nommé le 8 août, chef d'escadron au 7ème bis de hussards. Il monte ensuite très vite en grade, revient aux 6ème hussards le 19 septembre 1801, puis passe major aux 5ème hussards le 29 octobre 1803 et sert, jusqu'en 1805 à l’armée des côtes de l'Océan.

Le 16 février 1805, il est nommé colonel du 23ème chasseurs à cheval et sert en Italie dans la division du général Espagne, où il est blessé d'un coup de feu à la cuisse le 12 brumaire de l’An XIV (3 novembre 1805). Au cours de la campagne de Prusse, il se fait de nouveau remarquer à la bataille d'Iéna le 14 octobre 1806. La récompense ne tarde pas puisque, le 30 décembre, il est promu général de brigade commandant la 3ème brigade de chasseurs de la division Lasalle, et fait en cette qualité la guerre de Pologne.

Nouvelle action d'éclat, à la tête d'une brigade de cavalerie légère à Eylau le 8 février 1807 cette fois, en prenant part à la « charge des 80 escadrons », il contribue à mettre en déroute une colonne de 6 000 soldats russes. Un biscaïen qui passe entre son corps et son bras gauche lui occasionne une forte contusion. Il se signale encore à Braunsberg le 26 février 1807, et à Guttstadt le 9 juin 1807, où il charge avec la même bravoure et le même succès la cavalerie et l'infanterie russes.

Fait officier de la Légion d'honneur le 11 juillet 1807, il a en 1808, le commandement d'une brigade de cavalerie légère à l'armée d'observation d'Allemagne et reçoit le titre de baron de l'Empire le 2 août 1808 sous le nom de « Bruyère ». Il sert à la Grande Armée en 1809. Il sert à Essling les 21 et 22 mai 1809, à la tête de la 1ere brigade (13ème chasseurs à cheval et 24ème chasseurs à cheval) de la 2ème division sous Montbrun. Il est nommé commandeur de la Légion d'honneur le 14 juin. On le retrouve à Wagram le 6 juillet 1809, où il remplace Marulaz à la tête de sa division. Il y est blessé à deux reprises, il reçoit deux coups de feu, l'un très-grave avec fracture à la cuisse droite, l'autre à l'épaule gauche.

Cité à cette occasion comme un officier général de cavalerie de la plus haute espérance, l'Empereur l'élève au grade de général de division le 14 du même mois. Il se bat encore à Schöngraben le 10 juillet, mais doit bientôt rentrer en France pour soigner ses blessures. Il quitte l'armée le 28 août, mais à peine rétabli, il sollicite un commandement. L'Empereur lui donne la tête de la 1ere division de grosse cavalerie de l'armée d'Allemagne, sous le maréchal Davout, le 17 octobre de la même année. Le 8 avril 1811, il prend le commandement d'une division de cavalerie légère. Le 15 janvier 1812, il commande la 1ere division de cavalerie légère du 1er corps de cavalerie de Nansouty.

Pendant la campagne de Russie, il soutient sa réputation militaire. Il combat avec panache à Vilnius le 28 juin 1812 à la tête de sa division, il prend possession de la ville, poursuit l'ennemi sur la rive gauche de la Wilna et lui fait éprouver des pertes considérables. Le 25 juillet suivant, appuyé par la division du général Saint-Germain, il culbute la cavalerie ennemie à deux lieues en avant d'Ostrowno, lui enlève ses batteries et sabre l'infanterie qui s'avance pour soutenir son artillerie. L'ennemi abandonne au vainqueur huit pièces de canon et 600 prisonniers.

À la bataille de Smolensk le 17 août, Bruguière avec sa division, après avoir chassé un gros corps de cavalerie russe et de Cosaques postés sur le plateau même de Sloboda-Raczenka, y prend position et s'y maintient malgré tous les efforts de l'ennemi. Le 7 septembre, à la Moskowa, il pénètre dans les masses ennemies et il y fait un horrible carnage. Il échappe aux désastres de la retraite et est employé en 1813 au commandement d'une division de cavalerie légère au 1er corps sous La Tour-Maubourg. Pendant la campagne d'Allemagne, il s'illustre à Bautzen et Wurschen, les 20 et 21 mai 1813.

Le 22 mai 1813, à Reichenbach, Bruguière a les deux jambes emportées par un boulet et meurt des suites de ses blessures à Görlitz en Silésie le 5 juin 1813.

Il a épousé Joséphine Thérèse Virginie Berthier, fille du général César Berthier et nièce du maréchal Louis-Alexandre Berthier, Prince de Wagram, à Savone le 15 novembre 1810. Par cette alliance, il est le beau-frère du célèbre général Lasalle.

Son nom de guerre est gravé sur la 16ème colonne du pilier Est de l'Arc de Triomphe à Paris. Bruguière avait été fait comte de l'Empire le 23 août 1812 (lettres non enregistrées).

Tableau du général Bruyère en colorier, d’après l’interprétation par Benigni pour les cartes Bucquoy.

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Jean_Pierre_Joseph_Bruy%C3%A8re

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Une question se pose, pourquoi les historiens de la période napoléonienne ne se sont-ils pas intéressés à ce général de cavalerie légère avec un passé aussi glorieux que les généraux Lassalle,  Colbert, Marulaz, Guyot, Corbineau, Piré, Fournier-Sarlovèze, Montbrun. Ect, ect.

Il fut élevé au titre de comte par décret Impérial le 25 août 1812, malheureusement la guerre de 1812-1813, ne lui a pas permis de pouvoir obtenu la lettre patente nécessaire pour confirmer ce titre, car blessé mortellement le 22 mai 1813 à bataille de Reichenbach par un boulet qui lui emporta les deux jambes, il  meurt des suites de ses blessures dans la ville de Görlitz en Silésie le 5 juin 1813, son corps doit certainement reposer dans une des fosses communes de la ville de Görlitz, il serait peut-être temps que les archéologues historiens retrouvent son corps afin que l’on puisse lui rendre les mêmes hommages que le général Gudin.  

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Pages 151-152.
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Le général de division de cavalerie légère Bruyère, pendant la campagne d’Allemagne lorsqu’il commande une division de grosse cavalerie, (1809). (Alphonse Lalauze) vente Osenat.

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Aigle d’or du 3ème type d’officier de la Légion d’honneur ayant appartenu au général Jean Pierre Joseph  Bruyère.

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Chevalier de la Couronne de fer ayant appartenu au général Jean Pierre Joseph  Bruyère.

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Plaque de Commandeur de l’Ordre de S. A. R. le Grand-Duc de Hesse ayant appartenu au général Jean Pierre Joseph  Bruyère.

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Barrette portant en miniature les ordres d’officier de la Légion d’honneur, de chevalier de l’Ordre de la Couronne de Fer, et de Commandeur de l’Ordre de S. A. R. le Grand-Duc de Hesse ayant appartenu au général Jean Pierre Joseph  Bruyère, barrette qu’il portait sur son habit de général de brigade le jour de la bataille du 22 mai 1813, à Reichenbach, et où un boulet lui emportant  une première jambe traversa le poitrail de son cheval et lui emportant la seconde jambe tomba à terre mortellement blessé.

Nous pouvons encore voir la tache de sang immolant le ruban aux couleurs des trois ordres.

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Habit fantaisie et veste de général de division ayant appartenu Jean Pierre Joseph Bruguière, dit Bruyère. (Musée de l'armée), Paris.

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Sabre ayant appartenu au général Bruyère vers 1804-1812.
Manufacture de Solingen.

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Passage d’une lettre du général Bruyère au général Belliard le 27 décembre 1812.

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Voici la maison de la ville de Görlitz ou l’Empereur lui rend visite, et où il meurt le 5 juin 1813, des suites de ses blessures, dans quelles souffrances ?
https://forum.napoleon1er.net/viewtopic.php?f=4&t=59486

Le général Jean Pierre Joseph Bruguière, dit Bruyère. <a href=Le général Jean Pierre Joseph Bruguière, dit Bruyère. 2box10" />

Lieu ou mourut après d’atroce soufrasse le général Bruyère.
Ils devaient être nombreux à s’entasser dans ces pièces voutées.

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Merci bien à se monsieur donc le pseudo « la remonte » pour nous avoir fait profité de ses photos.

C'est avec une certaine émotion que je vous ai fait partager l’admiration que j’ai éprouvée pour ce général de cavalerie légère héros des campagnes napoléoniennes que l’on oublie aux autres cavaliers de légende. Le général Bruyère peut être rangé parmi les meilleurs généraux de cavalerie légère.

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Jacques Colomban Saluere
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