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la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle

4 participants

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la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle Empty la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle

Message  Jérôme C. Mar 20 Mar - 15:58

voici un petit article en ligne pour éclairer les conditions de vie sociale au moment ou débute la Révolution

http://www.empireetrevolution.fr/article-la-vie-conjugale-sous-la-revolution-101958475.html

_________________
Par définition un historien se doit d'éclairer certaines zones d'ombres du passé. Ayant de droit accès à toutes les archives ouvertes, il s'appuie sur ses recherches pour délivrer ses résultats, quitte à briser quelques clichés.

Président de la S.E.H.R.I.
Jérôme C.
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http://sehriasso.chez.com/topic/index-en.html

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la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle Empty Le bonheur d'un artiste

Message  MONTFERME Mar 20 Mar - 21:05


Exemple de paradis (d'Ancien Régime) perdu et de bonheur familial !

Poême en forme d’éloge à la jeunesse et à l’amour de Claude-Michel PHILASTRE [corsaire, peintre paysagiste, peintre décorateur de théâtre à Rouen, puis à la Gaîté de Paris] à la mémoire de son épouse Marie-Anne décédée en 1832.
[orthographe originale, ponctuation rétablie]


Qu’est devenu ce temp ou riche de jeunesse
nous ne pensions qu’à nous aimer sans sesse,
le lien d’un himen heureux nous unissoit
son flambeau, celui de l’amour pour nous brilloit.
Dieux qu’alors ma Manette étois belle,
éblouisante de fraicheur et de jeunesse
et ses charmes toujour paraisant sans aprèt,
la nature avoit tout fait pour elle,
sa gaité aucy ajoutoit à ses atraits,
toujour la même et voullant jouer sans sajèsse.
Rien n’étoit plus heureux, nous avions le bonheur,
que falloit-il de plus pour contenter nos cœurs ?
Toujour courant ces campagnes romantique
de Nantes, de ses châteaux, débris gotique,
ses forests de la vieille Armorique.
Là tout y respiroit la féodalité
la paix y régnoit sous le jougue despotique,
alors la guerre ne l’avoit dévasté
malgré ses crénaux nous avions la gaité.
Nous y trouvions aucy la liberté
et toujour parcourant ces riant domaine,
jamais on ne nous imposa auqune loix,
pas même cette radiculle qu’intaine
Le plus tiranique et le plus sôt droit.
Sans embition, sans désirs de fortunes
de notre avenir de crainte aucune,
rien autre que le présent nous occupois,
bercé par d’heureux songes les jours se pasoit,
chaque jour nous prométois de nouveaux plaisirs
et toujours nous aimer étoit nos seuls désirs.
Aincy nous étions toujours satisfait
nous n’éprouvions jamais de crainte ni regret
notre bonheur dépendoit de nous même
et notre félicité étoit extrême.

La revollution vint afliger mon cœur,
hélas, vint trop tôt troubler notre bonheur
et nous fit éprover souvent de grand reverts
cela nous causa des chagrins divert.
Adieu notre heureuse insousiance
mais pourtant n’altéra pas nôtre constance
souvent notre amour y trouva plus d’éclat
suivant nôtre fortune ou notre état,
Manette ne métois que plus dévoué
suivant les crises où nous sommes trouver
toujour s’occupant de pourvoir à mes besoins
et semblant sansesse oublier les siens.
Je n’avois pas besoin de cela pour l’aimer
mais que son bon cœur dans ses temps a briller
dans ses crises font connaître le véritable amour
et c’est là que l’on le retrouve toujour.
Enfin les ôrages terible cecèrent
des jours enfin plus doux leur suxédèrent,
les charmes, la jeunesse de nos enfants
alors nous procurèrent d’heureux instants.
Et tout étoit riant pour nous
j’étois heureux père, fortuné époux.
Hélas ses temps heureux ce sont bientôt passés,
oui tous ses beaux rèves ce sont éclipser,
j’ai par trop perdue pour pouvoir me consoler
et de tant de bien j’ai perdu la moitié.

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MONTFERME
baccalariandorum

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la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle Empty Re: la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle

Message  Laurent Jeu 22 Mar - 12:11

très bon ! Merci à toi de cette lecture !

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la vie conjugale à la fin du XVIIIe siècle Empty Lecture

Message  Georges Ven 19 Jan - 8:39

Bonjour
Superbe poême,
Merci du partage
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disputatio

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