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Adrien Godard d’Aucour de Plancy un préfet de l'Empire

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Adrien Godard d’Aucour de Plancy un préfet de l'Empire Empty Adrien Godard d’Aucour de Plancy un préfet de l'Empire

Message  Laurent Mar 28 Aoû - 7:25

Baron Despatys, Magistrats et Criminels, 1795-1844, d’après les mémoires de Gaillard, ancien président à la Cour de Justice Criminelle de Seine-et-Marne, Conseiller à la Cour Impériale de Paris, Conseiller en Cassation, Librairie Plon, Paris, 1913. 277

Adrien Godard d’Aucour de Plancy né en 1778, appartenant à une vieille famille de Normandie anoblie en 1601, fixée en Champagne au milieu du 18ème siècle. Son arrière-grand-père Claude Godard d’Aucour, avait été Maire de Langres en 1752. Son grand-père, Claude Godard d’Aucour fut fournisseur des vivres des Armées Françaises et également littérateur distingué. En 1742, il écrit entre autres ouvrages « Thémidore et les mémoires turcs ». Il acquit une fortune considérable et épousa Claire Poisson, cousine au 5ème degré de Madame de Pompadour. Il meurt en 1795. Son père, Frédéric Godard d’Aucour de Plancy, fut fermier général et trésorier payeur général à Alençon, où il meurt avant son père. A la mort de son grand père, Adrien se trouve donc à la tête d’une grande fortune, ayant notamment un hôtel rue de Vivienne à Paris, un Château à Ivry-sur-Seine, la terre de Plancy dans l’arrondissement d’Arcy-sur-Aube, et une quantité de seigneuries et de fermes en Champagne. Il fait ses études à l’école militaire de Rebais en Seine-et-Marne, où il eut pour camarade Jean Chomel, frère du célèbre médecin de Louis-Philippe. Chomel étant devenu secrétaire de Barras, Monsieur de Plancy, qui avait 21 ans au coup d’Etat du 18 brumaire, fréquente beaucoup Grosbois et rencontre dans l’intimité de Barras, Madame Tallien, Bernadotte, Fouché, Kosciusko. Au moment de l’exil de Barras, Adrien lui rend le service de cacher dans son appartement rue de Grammont des lingots d’or. Il vit ensuite 2 années insouciantes dans le Paris mondain, des jeunes gens riches, des salons, et de la Haute Société Parisienne. Il épouse en 1802, à 24 ans, Sophie-Dorothée Lebrun, fille du Consul, plus tard Architrésorier de l’Empire et Duc de Plaisance. Le 1er Consul, et toute la famille Bonaparte signèrent son contrat de mariage. Il reçoit comme cadeau de noces, un auditorat au Conseil d’Etat, où il assiste à la préparation du Code Civil pendant deux années. En août 1804, l’Empereur lui confie la mission de parcourir la Belgique et une partie du Nord de la France pour s’assurer de la production de céréales et de vivres. Il reçoit en récompense de son zèle, une pension de 4 000 francs sur la cassette personnelle de l’Empereur, et refuse un poste de Chambellan. Il demande à entrer dans l’Administration, et il est nommé le 28 septembre 1804, Sous-préfet à Soissons, avec promesse d’une préfecture. Le 14 mai 1805, il est en effet nommé Préfet du département de la Doire en Piémont, puis le 30 mai 1808, du département de la Nièvre. Le 28 mai 1809, il est aussi nommé Comte de l’Empire. Le 4 décembre 1810, il est nommé préfet de la Seine-et-Marne. Il est nommé Chevalier de la Légion d’Honneur le 30 juin 1811. Il doit faire face à une disette en 1812, puis à la grande levée de conscrit des 8 avril et 10 octobre 1813. En 1814, avec le général Chanez et le général Pajol, il organise la défense du département, et assiste à la bataille de Provins. Il se trouve à Fontainebleau lors des événements de l’abdication de Napoléon, qu’il rencontre le 6 avril. Le 12 avril, il envoyait son adhésion au gouvernement provisoire. Il est toutefois contesté un moment par le général russe Kaisarof, mais rentre dans ses fonctions le 27 avril, et reçoit à diner le général le lendemain. Plancy se rallie aux Bourbons sans plus de difficultés. Il est maintenu à son poste durant les Cent-jours, et à la Seconde Restauration, le non abandon de son poste, lui est reproché. Il est remplacé dès le 14 juillet 1815 et ne supporte pas cette déchéance. Il tente de se suicider, ne peut s’ouvrir la gorge avec un rasoir, et se jette du haut d’une tourelle de son château, mais des branches d’arbres amortissent sa chute, il est relevé tout sanglant, les membres brisés et conduit à Paris aux soins du docteur Chomel. Malgré sa guérison, il conserve par la suite un ébranlement nerveux jusqu’à sa mort. Le Comte d’Artois, lui fait obtenir la Croix d’Officier de la Légion d’Honneur, alors que Plancy vivait désormais dans une retraite absolue. Il rédige ses mémoires en 1845, et meurt dans son château de Plancy, le 5 septembre 1855, à 77 ans. Ses mémoires, Les souvenirs du comte Adrien de Plancy ont été publiés en 1904, par les soins de son petit-fils, le Baron Georges de Plancy, Ancien Consul à Séoul, et furent préfacés par Frédéric Masson, Membre de l’Académie Française. La même année, le fils d’Adrien, père de Georges qui avait été nommé Préfet sous le Second Empire et s’était retiré à Genève en 1870, y mourut.

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